L’art macabre en Europe...
  

La passion peut survenir à tout âge et à tout propos ; la rencontre fortuite avec une peinture murale du XVe siècle peut engendrer une attirance et un intérêt durables. Est-ce la rareté qui provoque la curiosité ? Est-ce la prodigieuse rencontre des morts avec les vivants ? Est-ce la présence dans quelques églises de ces scènes insolites figeant pour les siècles vingt à trente personnages avec leurs morts ?

La Danse macabre est engendrée par les épouvantables malheurs du XIVe siècle, par le développement monacal d’un mépris du monde au regard de la vie éternelle ; sa diffusion va être considérable. Après la deuxième moitié du XVe siècle, elle deviendra un thème universel en même temps qu’une véritable mode, mode que Paris a lancée dans deux directions : celle de la peinture murale avec le charnier des Saints-Innocents lors du carême 1424 et celle de la gravure sur bois à fort tirage peu onéreux, à partir de 1485, grâce au graveur parisien Gu...

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Danses Macabres  -  Bâle 4 : Frölich 1588

Avec l’édition de 1588 les choses se compliquent et s’aggravent ! La page de titre est imprimée en allemand gothique, en noir et en rouge ; elle nous dit : Deux danses macabres : l'une à Berne, l'autre dans la vénérable Confédération suisse des Frères Pieds-Nus ; l'autre à Bâle, neuvième canton de ladite Confédération suisse, au cimetière de l'église Saint-Prédicateur, avec des vers allemands, auxquels sont ajoutés les vers latins, sont soigneusement consignées. L'ordre et le contenu de ce livre seront brièvement exposés après la préface latine. Orné de magnifiques fi

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