L’art macabre en Europe...
  

La passion peut survenir à tout âge et à tout propos ; la rencontre fortuite avec une peinture murale du XVe siècle peut engendrer une attirance et un intérêt durables. Est-ce la rareté qui provoque la curiosité ? Est-ce la prodigieuse rencontre des morts avec les vivants ? Est-ce la présence dans quelques églises de ces scènes insolites figeant pour les siècles vingt à trente personnages avec leurs morts ?

La Danse macabre est engendrée par les épouvantables malheurs du XIVe siècle, par le développement monacal d’un mépris du monde au regard de la vie éternelle ; sa diffusion va être considérable. Après la deuxième moitié du XVe siècle, elle deviendra un thème universel en même temps qu’une véritable mode, mode que Paris a lancée dans deux directions : celle de la peinture murale avec le charnier des Saints-Innocents lors du carême 1424 et celle de la gravure sur bois à fort tirage peu onéreux, à partir de 1485, grâce au graveur parisien Gu...

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Danses Macabres  -  Bâle : 1, histoire

Histoire de la Danse macabre de Bâle

Nous savons que la Danse macabre de Bâle a été réalisée en relation avec l’épidémie de peste qui survint en 1439 lors du concile et dont furent victimes de nombreux prélats. Ceux-ci furent inhumés dans le cimetière du couvent dominicain. Ce couvent avait un cimetière laïque où étaient enterrés les civils qui l’avaient souhaité et de préférence ceux qui avaient rendu service au couvent, tels que les Mécènes - en échange, les frères priaient pour eux. Les frères étaient enterrés dans le cloître ou dans l’église. Ce cimetière civil était vaste, la Danse macabre peinte a tempera à l’intérieur du mur ne mesurait pas moins de soixante mètres de long sur près de deux mètres de haut.

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